Sefer HaBahir : le Livre de la Clarté

Sefer HaBahir : le Livre de la Clarté

Print
Email
LinkedIn
Facebook
Twitter

Table des matières

Avant que le Zohar soit connu, avant l’Arizal, un petit livre énigmatique circulait parmi les Kabbalistes de la Provence médiévale. Il s’appelait Sefer HaBahir (le « Livre de la Clarté »), et presque tout système kabbalistique ultérieur s’appuie sur quelque chose qui y apparaît pour la première fois.

Le nom et l’ouverture

Le titre vient d’un verset que le livre interprète dès ses premières lignes : « Et maintenant, on ne voit pas la lumière ; elle est éclatante (bahir) dans les cieux » (Iyov 37:21). Le livre s’ouvre au nom de Rabbi Nechunya ben HaKanah, un Sage de l’époque de la Mishnah, et la tradition lui attribue l’œuvre, ainsi qu’à son cercle. On l’appelle aussi Midrash Rabbi Nechunya ben HaKanah HaGadol. Les historiens modernes de la Kabbale datent sa première forme écrite du XIIe siècle. La tradition soutient que ses enseignements sont bien plus anciens, et la question de sa paternité est débattue depuis des siècles. Pour le lecteur, la question la plus importante est de savoir ce qu’il dit.

Un livre de courtes questions

Le Bahir ne se lit pas comme un traité. C’est une suite de brefs passages, généralement une question ou un verset suivi d’une réponse, à la manière d’un midrash. Un élève demande, par exemple, pourquoi la lettre bet est fermée sur trois côtés et ouverte sur un, et la réponse débouche sur un récit de la Création et de la direction. Ce style fait que chaque passage peut se lire seul, et aussi que le texte est facile à mal comprendre.

Une jarre d’argile fissurée laissant échapper une lumière dorée à côté de pages anciennes, pour illustrer le Sefer HaBahir

Ce que le Bahir introduit

Plusieurs idées devenues centrales dans la Kabbale apparaissent ici sous une forme précoce.

La première est celle des sefirot (attributs Divins) comme ensemble structuré. Le Bahir parle de dix ma’amarot (paroles) par lesquelles le monde est soutenu et les décrit par des images. L’une est l’image d’un arbre, aux racines en haut et aux branches en bas.

La deuxième est l’idée que le Divin peut être décrit à travers un ensemble de qualités comme la bonté, la force et la beauté, chacune reliée à un Nom et à un verset.

La troisième est le gilgul (réincarnation des âmes). Le Bahir est parmi les premières œuvres kabbalistiques à en parler, et il relie l’idée aux questions de justice et de souffrance que le texte soulève. L’Arizal a plus tard donné au sujet sa forme complète dans le Sha’ar HaGilgulim.

Sa place dans la chaîne

Le Bahir est parvenu aux Kabbalistes de Provence puis de Gérone, où il a influencé les maîtres et les contemporains du Ramban (en anglais). De là, ses idées sont passées en Espagne, où le Zohar fut révélé plus tard. Au XVIe siècle, les Kabbalistes de Safed le citaient comme source. Pour qui veut comprendre où a commencé le langage des sefirot, c’est là qu’il faut regarder.

Comment le lire

Le lecteur qui aborde le Bahir ne doit pas s’attendre à un système. Il vaut mieux le lire lentement, un passage à la fois, avec un commentaire et en gardant à l’esprit la littérature kabbalistique ultérieure, puisque le Bahir laisse souvent entendre des choses que le Zohar et l’Arizal énoncent plus tard ouvertement. Ses images des sefirot peuvent être comparées au Sefer Yetzirah, et sa mention précoce du gilgul au Sha’ar HaGilgulim (en anglais).

Facebook
WhatsApp
Reddit
Print
Email

Recevez GRATUITEMENT le Livre illustré de la Kabbale dans votre boîte aux lettres !

Recevez GRATUITEMENT le Livre illustré de la Kabbale dans votre boîte aux lettres !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le cours ultime de méditation kabbalistique

Devenez soutien fondateur d’un projet d’étude unique qui transformera votre vie

Autres articles

Rejoignez notre newsletter